Regardons le chemin parcouru

Regardons le chemin parcouru

« Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? »

Christiane Singer

Mon ami, mon amie, cessons de courir, veux-tu ? Et regardons le chemin parcouru. Lorsque tu es épuisé, désespéré, que tu as l’impression de ne plus avancer. Regarde un instant en arrière, tes réussites, tes petites victoires. Ces trois fois rien, mais qui ont fait de toi ce que tu es. Des petites pépites qui t’ont fait cheminer.

Que nous faut-il, en vérité ? Que cherchons-nous ? De quoi avons-nous réellement besoin ? Paix, amour, ouverture de cœur. Lorsqu’ils vivent en nous, n’éclairent-ils pas notre esprit ? Tout ne redevient-il pas soudain possible ? Pour qui a connu les tourments et le sentiment d’y demeurer à jamais enfermé. La paix est ce dont notre cœur a le plus besoin. Et elle ne tombe pas du ciel ni en un jour. Elle demande un fastidieux travail sur soi, un abandon de ses illusions, un fameux lâcher-prise. Tout est question de dosage, de moment, de ressenti. Et rien ne se force.

La paix, elle advient peu à peu. À mesure que l’on consent à lâcher nos « ennemis », notre passé, notre enfance. Je n’attends plus que l’autre répare, je n’attends plus son pardon. Je me reconstruis sans lui, je m’invente mes propres racines, mon propre monde, un imaginaire rien qu’à moi. Je rebâtis ma demeure et je ne ferme plus la porte. Peu à peu, je reprends confiance, j’ouvre une main puis deux. Je refais confiance. J’ouvre ce lieu le plus intime, celui-là même qui a été durement blessé : le cœur.

Ce cœur qui permet le lien. Avec soi, avec l’autre. Vase communiquant, pour le meilleur et pour le pire. Ce cœur, pierre d’angle de notre être. Des êtres humains l’ont trahi, d’autres l’ont aimé. Détruit par trop de haine, il peut renaître par un surcroît d’amour. Que de rencontres inespérées sur le chemin de la vie : des rencontres incroyables, un livre qui vous bouleverse, une thérapeute empathique, des mots noirs que vous parvenez enfin à poser. Tout peut refaire sens, pour sortir peu à peu de ses ténèbres.

Mon ami, mon amie, cessons de nous fuir, veux-tu ? Toi et moi, nous avons besoin de l’autre. Nous avons besoin de créer du lien. Au fond de notre solitude, nous pensons parfois être seuls. Mais, rien n’est plus faux. D’autres attendent aussi une main tendue, un sourire, un mot bienveillant…

Merci à toutes celles et tous ceux grâce à qui j’adviens un peu plus chaque jour. Vous ne savez pas le chemin que, grâce à vous, j’ai pu parcourir. Pourtant, vous êtes de celles et ceux qui m’ont remis en route, qui m’ont questionné à l’intime, qui m’ont redonné le goût de vivre : Christine, Victor, Véronique, Patrick, Catherine, Stéphane, Alix, François, Isabelle, Quentin, et tant d’autres encore…

N’oublions pas de regarder le chemin parcouru et de remercier celles et ceux sans qui nous ne serions pas ce que nous sommes devenus !

Pascal HUBERT

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