« Des larmes dans les yeux et un monstre par la main. » Kathya de Brinon

« Des larmes dans les yeux et un monstre par la main. »

Kathya de Brinon

« Peut-être ne peut-on vraiment imaginer que ce que l’on a déjà vécu soi. »

Charles Juliet

Kathya de Brinon est née le 10 août 1948, à Paris. Dans une famille où l’amour existait à peine. Sa mère ne voulait pas d’une fille, son père volage ne voulait pas d’enfant. Aucun prénom ne lui avait été choisi, elle s’appellera « Muriel ». Catholiques bien-pensants, impossible de songer à l’abandon, à l’avortement moins encore. Elle sera donc confiée à ses grands-parents paternels (son « Péli » et sa « Maman »). Ils l’appelèrent « Kathya ». Grâce à leur amour, et durant huit ans et demi, elle aura une enfance heureuse et protégée.

C’était avant le point de bascule…

Reste ensuite à trouver les mots pour dire l’irréparable, l’innocence perdue, une vie à la dérive.  C’est le pari relevé par Kathya de Brinon. Dire crûment, lucidement, sans fard ce qu’elle terra longtemps. Un livre dense, des mots poignants, d’une grande sensibilité. Pour dire l’inceste à neuf ans, l’horreur et la sidération, les amis indéfectibles aussi. Nous voilà plongés dans l’indicible, le viol, mais aussi la prostitution infantile. À cause du Monstre, son grand-père maternel. Après, c’est la dépression, la boulimie, l’anorexie, la descente en enfer.  

Des mots puissants, d’une beauté tragique. Qui ne cherchent ni compassion ni pitié. Une Histoire parmi d’autres, un cri d’alerte. Pour libérer la parole, briser le tabou. Pour dire que les « protecteurs naturels » sont parfois les premiers bourreaux. Famille, voisins, soignants, enseignants, prêtres… L’enfant ne se méfie pas de l’adulte, il lui fait naturellement confiance. Victime innocente, elle n’a pas les mots, se sent honteuse. Et, pire encore, n’est que rarement entendue par ses proches. C’est alors la double peine, la prison fermée à double tour. L’amnésie s’installe, et l’histoire des maltraitances peut se répéter.

Et, de fait. Dans sa vie d’adulte, Kathya de Brinon connaîtra de nouvelles violences. Tombant sous l’emprise d’un premier compagnon alcoolique, elle sera violée et mise enceinte. Son fils Mickaël deviendra alors son unique rayon de soleil. Avant de prendre ses distances, reprochant à sa mère ses difficultés de vivre. Nouvel abandon, en écho à l’enfance.

Il est des récits dans le récit proprement surréalistes. Sortis d’un conte d’horreurs, pourtant bien réel. Mais l’enfant meurtri renaîtra, grâce à un psychiatre. Le professeur Mandelieu, qui saura patiemment entendre la réalité. Les scènes de tortures sexuelles qui hantaient ses nuits. Des larmes dans les yeux, elle videra pour la première fois le sac sordide des abus subis. Se croyant coupable, elle se haïssait. Elle était le Monstre, celle par qui tout était advenu. Jusqu’à comprendre enfin, que l’enfant n’est coupable de rien.

Je ne vous raconterai pas sa première victoire sur le Monstre, ni sa nouvelle vie. Après tout, c’est son histoire. Une histoire qui en aidera d’autres… Celles et ceux qui se taisent encore, et ont vécu l’horreur.

Pour qu’ils parlent enfin…

Pascal HUBERT

Depuis, Kathya de Brinon s’engage auprès des enfants violentés. À ce titre, elle a créé l’association SOS VIOLENFANCE, qui se concentre sur la prévention de l’inceste et de la pédocriminalité.

SOS Violenfance
Prévention de l’inceste et de la pédocriminalité.

https://www.facebook.com/VIOLENFANCE/

Je lui laisse la parole, à l’occasion de la parution de son second livre, La femme aux cicatrices – Survivante de l’inceste :

Bonjour à tous,

J’ai publié mon premier livre autobiographique aux Editions Maïa « Des larmes dans les yeux et un monstre par la main ».

Il est consacré à l’inceste et à la prostitution infantile dont j’ai été victime entre 9 et 11 ans, ainsi qu’aux séquelles sur mon adolescence et sur ma vie de jeune femme jusqu’à environ 30 ans. Je ne l’ai pas écrit pour me mettre « en vedette », mais pour attirer l’attention des adultes sur l’horreur de la pédocriminalité, et pour initier un combat, mon combat, contre les pédocriminels.

Aujourd’hui, je poursuis ce combat au sein d’une nouvelle association loi 1901 à but non lucratif dont je suis présidente fondatrice :
« SOS VIOLENFANCE. Prévention de l’inceste et de la pédocriminalité ».

Si vous souhaitez soutenir notre combat axé sur la prévention contre les prédateurs sexuels qui s’attaquent aux enfants, aidez-nous en adhérant à notre association.

J’ai également décidé d’écrire la suite de mon histoire, qui couvre la très longue période entre mes 30 ans et aujourd’hui, afin de montrer à quel point les nombreuses séquelles de l’inceste poursuivent l’ancienne petite victime probablement jusqu’à la fin de sa vie, surtout lorsque sa famille s’est installée depuis toujours dans le déni.

J’ai intitulé ce second livre : « La femme aux cicatrices. Survivante de l’inceste ». Et j’insiste sur le mot survivante…

Sur une suggestion de mon éditeur, et compte-tenu de la nature du combat que je mène en vue de la protection de nos enfants, j’ai accepté de faire appel au financement participatif sur le site simply-crowd.com Comme vous n’en connaissez peut-être pas le principe (comme moi, il y a quelques jours !), je me permets de vous en rappeler quelques bases ci-dessous.

Pour en savoir plus sur mon second livre, je vous encourage à cliquer sur le lien suivant et vous remercie pour votre attention :

https://www.simply-crowd.com/…/la-femme-aux-cicatrices-sur…/

Qu’est-ce que le financement participatif ?

Le « crowdfunding », ou financement participatif, est un moyen simple et efficace qui vous permet de soutenir financièrement, et collectivement, un projet qui vous tient à coeur.
Mon projet, c’est de contribuer à la protection de nos enfants en combattant les pédocriminels. Le financement participatif est avant tout un système de contributions, et non un rapport marchand. Il s’accompagne d’un geste de remerciement de la part du bénéficiaire envers ses donateurs.

Une contribution sur simply-crowd est-il un investissement ?

Ce n’est pas le cas. Le porteur du projet conserve la propriété de son projet. Les relations entre contributeurs et porteur du projet fonctionnent sur le principe de l’échange : contributions financières en échange de contreparties personnalisées.

Pourquoi soutenir un projet tel que la protection de l’enfance face à la pédocriminalité ?

Le premier moteur est la satisfaction de faire un don pour voir naître et se développer un projet qui vous tient à coeur.


La seconde raison est de pouvoir ainsi suivre la vie de ce projet à ses côtés, et de l’aider en mobilisant un réseau de donateurs. Enfin, les contreparties pour les donateurs sont une récompense bien méritée qui concrétise l’attachement du donateur à « son » projet. C’est donc une aventure collective dans laquelle chacun apporte sa pierre à la naissance du projet, et participe ainsi à ce qui deviendra peut-être un jour un grand succès pour notre société : l’éradication de la pédocriminalité !

Avec mon éditeur, nous avons également envisagé de faire appel ultérieurement au financement participatif pour conforter le développement de mon association « SOS VIOLENFANCE. Prévention de l’inceste et de la pédocriminalité ».

Encore merci pour votre attention.
Kathya

Inceste : Témoignage de Kathya de Brinon le 28 janvier 2019 sur NRJ12 dans « CRimes et faits divers »

N’hésitez pas à m’adresser un commentaire ou une suggestion :

hubert.pascal333@gmail.com

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