Alerte rouge : le « synode amazonien » prend feu !

 

Alerte rouge : le « synode amazonien » prend feu !

 

« Moi, N…, j’embrasse et reçois fermement toutes et chacune des vérités qui ont été définies, affirmées et déclarées par le magistère infaillible de l’Eglise, principalement les chapitres de doctrine qui sont directement opposés aux erreurs de ce temps. »

Extrait du serment anti-moderniste de Pie X

 

Laurel et Hardy, les deux troublions de « l’Église catholique, apostolique et moderne », sont de retour. Rien qu’à voir la dégaine, et leur mine affable qui transpire la charité pour tous, on sait déjà qu’ils nous préparent un bon coup « médiatico-anti-moderniste ». J’entends vous parler aujourd’hui de Brandmüller et Burke. Et de leur dernière rébellion prophétique, pour secouer le cocotier de l’Église apostasique. Bref, la ramener dans le droit chemin, la sainte doctrine, l’Évangile des premiers jours.

Vous piaffez d’impatience, j’en viens donc sans plus attendre au plat de « résistance ». Après le synode sur la famille, où François dézinguait l’indissolubilité du mariage, après Amoris Laetitia, qui frisait le libertinage, ou encore Laudato si’ et la « conversion écologique », ne voilà-t-il pas qu’il en remet une couche avec l’Instrumentum Labori du synode amazonien, qui se déroulera à Rome du 6 au 27 octobre prochain et aura pour thème : « Amazonie : de nouveaux chemins pour l’Église et pour une écologie intégrale. »

Un sujet brûlant d’actualité, s’il en est. Ainsi, Brandmüller met en garde : « Les formulations nébuleuses de l’Instrumentum, tout comme la proposition de créer de nouveaux ministères ecclésiastiques pour les femmes, et, surtout, la proposition de conférer l’ordination sacerdotale à des viri probati font surgir le fort soupçon de voir le célibat sacerdotal remis en question. » Là où certains aveugles y voient un texte prophétique, d’autres apôtres éclairés n’y voient qu’hérésie et apostasie. À contre-courant de la plus élémentaire évidence sacrée.

Pour nos deux amis, la loi naturelle de Dieu serait, une fois de plus, taillée en pièces. Et, à défaut de guerre sainte ou de crise moderniste, ils entendent bien alerter tous ces cardinaux endormis. De leur plume alerte, à nulle autre pareille…

D’ailleurs, même le cardinal Pell, en prison à Melbourne pour pédophilie, se dit « troublé » par le document préparatoire et tire la sonnette d’alarme : « Amazonie ou pas, en tout lieu de la terre, l’Église ne peut permettre qu’une confusion, et encore moins un enseignement contraire, n’abîme la Tradition apostolique. » Homme de foi, il écrit encore : « Le fait de savoir que ma petite souffrance peut être utilisée à de bonnes fins en étant jointe à la souffrance de Jésus me donne un but et une direction » et « les défis et les problèmes de la vie de l’Église doivent être abordés dans un esprit de foi similaire ».

Exit donc la modernité, l’enrichissement réciproque des cultures en dialogue et les erreurs historiques de l’Église. L’Église doit garder le Cap-Vert, le dogme docte, la « pureté de la foi ». Quand on possède la Vérité, il n’y a pas lieu d’en changer. Après vingt-et-un siècles déjà, ce n’est vraiment pas le moment. Aussi, aux nouveaux chemins entrouverts par François, certains préfèrent en revenir au motu proprio de Pie X : Sacrorum antistitum, également appelé « serment anti-moderniste ».

Ah, une dernière pour la route, avant de se coucher, définitivement rassérénés : nos deux troubles fêtes s’offusquent aussi d’un discours écologiste et indigéniste, une « théologie indienne » de la Terre-Mère qui ferait la promotion d’un paganisme panthéiste au sein de l’Église, chantant les louanges du style de vie et des vertus des tribus primitives vivant dans leur milieu naturel dans la forêt amazonienne. Ainsi, à coup sûr, l’Instrumentum « contredit l’enseignement constant de l’Église sur la relation entre le monde créé et Dieu, Créateur incréé, et l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu pour coopérer avec lui en tant que gardien du monde créé », écrit le cardinal Burke. De cette façon, « le rôle juste de l’inculturation dans la mission d’évangélisation est contredit, à tel point que la culture en vient à conditionner la vérité révélée, au lieu que la vérité révélée purifie et élève toute culture », poursuit-il encore.

Toutefois, l’histoire ne dit pas si nos deux compères missionnaires seront aussi intrépides que l’américain John Allen Chau, mort sous les flèches de la tribu d’une île indienne, pour avoir voulu introduire le christianisme dans une communauté coupée du monde… et du « dépôt de la foi ».

Ces mêmes cardinaux, Burke et Brandmüller, qui avaient décidé de rendre publique la lettre qu’ils adressaient à leurs confrères évêques, présidents des conférences épiscopales du monde, qui se réunissaient alors le 21 février 2019 à Rome autour du Pape, avec pour thème la protection des mineurs dans l’Église (la pédophilie dans le clergé !)… Et de rappeler que, pour eux, ce n’est pas le « cléricalisme » qui est la cause du mal, mais le fait que l’esprit du monde a pénétré le clergé. Nous y voilà : à la racine du mal est l’effondrement doctrinal dans l’Église, où l’on s’est éloigné de la vérité de l’Évangile…

Et, comme à l’accoutumée, pour se préserver du diabolo dans la bergerie, il est bon d’en appeler au Dieu immuable et Tout-Puissant, à la Vierge Marie toujours Vierge et Sainte. Aux Évangiles « taillables et corvéables à merci ». Sans oublier Saint Joseph, qui n’a rien demandé, mais est prié de rappliquer de toute urgence. C’est que l’invocation des Saints là-haut fait force de loi divine ici-bas. C’est ainsi que le cardinal Burke a achevé sa lettre, sur une prière pleine de certitude : « Que notre enseignement, par la grâce de Dieu, soit efficace dans la lutte contre la grande menace qui pèse actuellement sur l’Église. Que la Vierge Mère de Dieu, saint Joseph, protecteur de l’Église universelle, les saints Pierre et Paul et les grands saints cardinaux intercèdent avec force pour le Collège des Cardinaux en ces temps agités et troublants. »

Courageux nos saints prophètes, armés de leur « Dubia infallibilis », mais sans le martyr du « goudron et des plumes » ?

Affaire à suivre…

 

 

 

 

 

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