« Connais-toi toi-même. »

« Connais-toi toi-même. »

« Pourquoi vivons-nous ? Ne cherche pas la réponse en aucun dogme. Fais le silence, sens, écoute et marche… »

José Arregi

« La vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre. »

Gandhi

Ne rien attendre du Ciel, c’est prendre sa vie en main. De la naissance à la tombe. C’est renoncer au pourquoi de la vie et aux explications religieuses. C’est retrouver la raison et la confiance en soi. C’est, enfin, oser vivre sa vie à pleins poumons. C’est se défaire, enfin, d’un juge omniprésent et omnipotent au-dessus de nos têtes. C’est, enfin, oser se fier à soi et marcher sur sa route singulière. Avec ses doutes, ses ornières, ses recommencements sans fin. Avec ses joies et ses peines. Sa solitude par moment, ses liens profonds à d’autres. Les sages l’ont dit avant moi, cent fois mieux. De toute éternité, depuis la nuit des temps. Socrate, Gandhi, Krishnamurti, Pandare, Nietzsche, Kierkegaard, Spinoza, Juliet…

Il nous faut retrouver le « noyau dur », trop souvent enfui sous le dogme, la gangue de nos conditionnements, l’autorité des autres censés mieux savoir que nous. C’est un leurre, une confiscation, une défiance de soi. Oser le lâcher-prise, l’insécurité, le doute. Avant de se retrouver enfin, de savoir qui l’on est vraiment. La vie est chemin, recréation, jamais récitation de phrases creuses, apprises et répétées en boucles. Nous ne sommes pas des perroquets, apprenons à devenir libres. Toute vie doit s’approprier, sous peine d’être simple continuum du passé.

Cette force de vivre se trouve en toi et personne d’autre ne fera le travail de sape et de creusement. La Source, en effet, s’offre à tous et à toutes, toutes cultures et époques confondues. Elle n’est pas l’apanage de quelque gourou, religieux, croyant certifié conforme à la doxa officielle. Elle ne peut l’être, sous peine d’être trompeuse, formatée, viciée en son tréfonds. La Source, c’est le Souffle en soi, le retour vital à la connaissance de soi. Cette connaissance immanente à l’être humain, jamais extérieure à lui.

Même si les sirènes qui vous enjoignent à faire demi-tour sont légions. Elles vous conjurent de revenir au bercail, vous persuadent de mille manières que vous faites fausse-route et allez à votre perte. Elles ont pour elles le nombre, le Salut, la persuasion, l’âge ou les consolations faciles. Tout ce qui nous empêche d’être nous-mêmes, mais nous rassure par temps d’effroi, de tempête, de maladie. Mais, ne vous y trompez pas, elles ne vous aiment pas pour vous-mêmes, se rassurent seulement d’être du « bon côté » – la « barque de Pierre » -, alors qu’il leur faudrait quitter le port. Au fond, elles restent pétries de ces certitudes qui ne cessent, pourtant, de s’effilocher au fil du temps.

Ainsi, qui a affronté sa nuit sait que la lumière ne se découvre que dans l’intime de son être, dans l’obscure solitude, là où nous ne voulions pas nous rendre, seuls moins encore. Le chemin vers la connaissance de soi est à ce prix. Et, lorsque nous nous réconcilions enfin, avec soi et le monde, il n’est plus de raison d’avoir peur, de fonder encore notre vie sur des illusions chimériques.

C’est alors que le plomb des certitudes se change peu à peu en vie.

Pascal HUBERT

 

 

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