De la peur de mourir à la joie de vivre

 

De la peur de mourir à la joie de vivre

 

La peur de la mort nous empêche trop souvent de vivre. Elle nous pousse trop souvent à adhérer à des croyances religieuses. Ces croyances qui nourrissent, à leur tour, notre peur de la mort. C’est ce cercle vicieux qu’il nous faut briser. Comment ? En sortant des croyances.

En se réappropriant et notre vie et notre mort.

Depuis notre plus tendre enfance parfois, jour après jour, nous avons appris à prier, à nous méfier de nous-mêmes, des autres et du monde, à nous confesser, à expier nos fautes. Nous avons divisé le monde en deux : nous et les autres, le Bien et le Mal, les purs et les impurs, les hommes et les femmes, les justes et les pécheurs. Le monde est simple, il est binaire. Dieu est simple, il est binaire : il aime les bons, juge les méchants. Il y a le paradis, il y a l’enfer. La mort, c’est la grande épreuve.

En vérité, nous avons appris à nous mentir, à louvoyer. Nous avons appris la peur de Dieu. Nous n’aimons pas Dieu pour lui-même, seulement pour notre salut qu’il détiendrait.

Mais, comme le relève John Spong, « les écrits d’Isaac Newton sur la gravitation universelle ont mis à mal la compréhension théiste de Dieu et de la prière. L’œuvre de Louis Pasteur davantage encore. Le Dieu théiste que les gens prient a commencé à perdre son prestige quand Copernic et Galilée ont découvert les dimensions de l’univers et que le ciel ne pouvait pas être sa demeure. Charles Darwin a aggravé les choses en démontrant la puissance de la sélection naturelle dans l’évolution de la vie sur la planète indépendante de tout surnaturel. Ensuite Sigmund Freud montra l’aspect névrotique de la plupart des conceptions de Dieu et Albert Einstein les déstabilisa en introduisant l’idée de relativité ».

C’est pour moi un fait : les croyances religieuses pourrissent notre vie, de la naissance à la tombe. Il nous faut changer de paradigme : tout est dans tout. Notre part d’ombre côtoie notre part lumineuse. Le sacré est le profane. Nous sommes tous reliés. Nous devons réapprendre à nous faire confiance, à aimer la vie, à relativiser nos vérités, à marcher sur notre chemin singulier. Nous devons réapprendre à nous aimer en vérité, intégralement. Nous devons réapprendre à vivre d’expérience, non plus de prières, de rituels et de dogmes désincarnés.

La culpabilité est au centre des croyances religieuses. Elles ne cherchent pas notre bonheur, n’aspirent pas à notre joie de vivre, ne nous invitent pas au doute salutaire et à la connaissance de soi. Or, avec  Jean Monbourquette, je crois qu’« il n’est pas possible à une personne qui ne se connaît pas d’avoir une spiritualité profonde ». Et si l’amour est sans conteste le fondement de la vie, aucun sacrement ni aucune prière ne pourront jamais nous transformer ni transformer le monde.

Je crois que toute vie nous est donnée pour apprendre à aimer et pour nous affranchir de la peur de la mort.  Mais, comme nous le rappelle si justement Charles Juliet : « Il faut parfois toute une existence pour parcourir le chemin qui mène de la peur et l’angoisse au consentement à soi-même. À l’adhésion à la vie. »

Livre après livre, mot après mot, j’ai déconstruit le mensonge, la peur de la mort, le dieu des croyances. Désormais, autant que faire se peut, j’écrirai la renaissance, l’amour, la joie de vivre.

Et vous ?

 

 

 

 

 

 

 

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