Islam : « Religion de paix et d’amour » ?

Islam : « Religion de paix et d’amour » ?

« Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde », affirmait Albert Camus. C’est particulièrement vrai, en ce moment, avec l’Islam. Si la plupart des musulmans sont heureusement pacifiques, le Coran et leur prophète ne peuvent en dire autant. Les exactions commises par une minorité de musulmans au nom de l’islam trouvent bien leur justification dans le Coran, au  nom du prophète.  Nul besoin d’être savant pour s’en apercevoir, il suffit de lire de manière « dépassionnée ». Un Livre prétendument incréé, figé vers l’an 632, mais qui aurait vocation à régir l’humanité entière et pour tous les temps. Pareille prétention est forcément puérile et contraire au bon sens. Le monde change ! L’histoire passée et actuelle nous montre d’ailleurs l’incapacité de « vivre ensemble » sous un système religieux. Seul un régime démocratique peut garantir la liberté de chacun. Là où une Vérité prétend s’imposer à tous naît le totalitarisme et, avec lui, la fin des libertés individuelles, dont la liberté d’expression et celle de croire ou non. Cette réalité est, en elle-même, assez significative pour en tirer leçon. Il n’est véritablement possible de faire lien en société qu’en reléguant les croyances dans la sphère privée. C’est un fait : les religions se sont toujours montrées incapables d’apporter le progrès, l’émancipation, les « droits de l’homme », l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce n’est d’ailleurs pas leur vocation, ni première ni ultime. Au contraire, elles se sont toujours révélé être un frein, au nom précisément d’une Vérité divine, d’un Sacré figé dans le marbre d’un texte.

Un point commun entre tous : fatwa, anathème ou disgrâce

Ainsi, comme l’affirme sans détour Wafa Sultan : « L’islam n’a jamais été mal compris. Car l’Islam est en lui-même le problème. (…) Pour comprendre l’islam, vous devez lire la biographie choquante et traumatisante de Mahomet » [1]. Zineb El Rhazoui ne dit pas autre chose : « L’islam appliqué, c’est l’islamisme. Et l’islamisme appliqué, c’est le terrorisme. Pour moi l’islam n’est pas une religion de paix et d’amour. Pas plus que les autres religions d’ailleurs » [2]. Ou encore Hamed Abdel-Samad : « J’ai moi-même fait partie de ceux qui soulignaient combien il était important de séparer clairement l’islam de l’islamisme. Je pensais que cette distinction éviterait aux musulmans normaux de tomber sous le coup d’accusations généralisées. Puis j’ai fini par prendre conscience que cette distinction faisait uniquement le jeu des islamistes, exactement comme les termes ‘islamophobie’ ou ‘islam modéré’. En effet, tant qu’on ne condamne qu’une seule forme de l’islamisme et qu’on qualifie l’islam de religion pacifique, on ménage une porte de sortie à l’islam politique » [3]. Ou Waleed Al-Husseini, jeune Palestinien, torturé pour avoir renoncé à la religion musulmane, et qui poursuit son combat pour la laïcité en France. Citons encore, pour mémoire, Salman Rushdie, Boualem Sansal, Sam Harris ou Taslima Nasreen. Tous frappés de fatwa, d’anathème ou de disgrâce par des religieux seuls garants de l’orthodoxie.

Dualité des religions

C’est là une triste réalité, les religions divisent le monde en deux : les purs et les impurs ou, pour le dire autrement, les fidèles et les mécréants. Et les mamelles qui les nourrissent sont toujours les mêmes : le conditionnement, l’ignorance et la peur. Non, aucun texte n’est sacré et ne devrait, par conséquent, dicter notre façon de penser ou d’agir. Seul l’être humain, dans sa singularité, est sacré et devrait pouvoir marcher librement sur son chemin d’humanité. L’invitation de Jean Meslier me semble, à cet égard, d’une lucidité sans faille : « Pesez bien les raisons qu’il y a de croire ou de ne pas croire, ce que votre religion vous enseigne, et vous oblige si absolument de croire. Je m’assure que si vous suivez bien les lumières naturelles de votre esprit, vous verrez au moins aussi bien, et aussi certainement que moi, que toutes les religions du monde ne sont que des inventions humaines, et que tout ce que votre religion vous enseigne, et vous oblige de croire, comme surnaturel et divin, n’est dans le fond qu’erreur, que mensonge, qu’illusion et imposture. »

À Contre-courant

Mais, nous l’avons vu et nous le sentons bien, les résistances au changement sont innombrables, les forces d’inertie immenses : voulons-nous de cette liberté retrouvée ? Oserons-nous lâcher nos « certitudes » religieuses ? Aurons-nous le « courage d’être » ? Serons-nous capables d’assumer pleinement notre vie, loin des fausses – mais si rassurantes – promesses de « Vie Éternelle » ? Bref, après des siècles de conditionnement, consentirons-nous à vivre ce changement de paradigme – cette révolution proprement copernicienne ? Et s’il s’agissait, enfin, de la « Bonne Nouvelle » – à contre-courant des religions de tout poil ?

Pascal HUBERT

[1] https://www.youtube.com/watch?v=RFN8ahYN1b0

[2] https://www.youtube.com/watch?v=M6TquwL_aks

[3] https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2017/04/21/hamed-abdel-samad-le-fascisme-islamique/

      Wafa Sultan :

Zineb El Rhazoui : 

Yvon Quiniou :

 

« Dans les pays où ils sont minoritaires, les musulmans sont obsédés par les droits des minorités. Dans les pays où ils sont majoritaires, les minorités n’ont plus aucun droit. »

Kamel DAOUD

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